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  • Journaliste multimédia. Je m'intéresse notamment aux questions de logements, habitats et les mouvements sociaux.

Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 17:14
Le lieu est plein de symboles : un immeuble de la Poste, jouxtant une école primaire, juste en face du commissariat central et avec vue sur la Basilique. Le samedi 14 février, l'association Droit au logement (DAL) et le réseau solidarité logement ont investi un ancien foyer de la Poste, en plein cœur de Saint-Denis, pour y loger 9 familles sans-logis depuis plusieurs mois.

Les squatteurs sont plutôt fiers de leur coup. Ils se sont d’ailleurs amusés à détourner les affiches jaunes et bleues de la Poste avec comme slogan : « Le Livret A (dont les subsides servaient à financer le logement social) c’est bien, la réquisition c’est mieux ». Ou encore : « à la Poste, les mal logés sont chez eux ».

Le Dal et le Réseau solidarité logement ont installé dans des appartements inoccupés depuis plusieurs années une dizaine de familles. « C’est un ancien foyer de la Poste qui servait à loger des cadres pour une courte durée » explique Jean-Marc Bourquin du Réseau solidarité logement. Selon leurs renseignements, il serait vide depuis 2002, mais le chauffage n’a jamais été coupé.

Jusqu’à présent, Mohamed occupaient le trottoir de la rue de la Banque dans le 2ème arrondissement de Paris, en compagnie de 373 autres familles qui réclament au gouvernement un relogement depuis 2008. « Au moins, ici on est au chaud », dit-il le sourire aux lèvres. Ici, il partage avec Soraya et ses deux enfants un 5 pièces d’environ 120 m2 en très bon état et avec chauffage. « Il ne manque plus que l’eau chaude et l’électricité… Un rêve quoi », explique Soraya.

Le 5 août 2008, Soraya et ses deux enfants de 10 et 2 ans été expulsés de la résidence sociale où ils habitaient depuis 2002, leur bail étant arrivé à expiration. Depuis la préfecture de Seine-Saint-Denis les a trimballés dans divers hôtels au Blanc-Mesnil, Aubervilliers ou encore « au fin fond du 95 ».

Quand on lui a proposé une « solution définitive » -une chambre d'hôtel à Montreuil- Soraya a dit stop : « il aurait fallu que je reprenne toutes mes démarches administratives à zéro à Montreuil, alors que j’ai déposé un dossier pour un logement social à Saint-Denis en 2001. »

Comme Soraya, toutes les familles logées répondent aux critères d'attribution de logements sociaux, mais vivent pour l'instant dans des conditions précaires.

Liens:
Le blog du comité de soutien
Droit au logement



Par Elsa Nathan - Publié dans : Logement
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Commentaires

Bravo pour ton site. @ pluche. Anne
Commentaire n°1 posté par anne Douhaire le 08/03/2009 à 19h13
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