Vendredi 27 mars 2009
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Le démontage du campement de la rue de la Banque à Paris qui acceuillait 210 familles mal-logées annoncent peut-être la fin du squat ouvert par le Dal et Jeudi
noir fin 2006. En effet, l'OPHLM de Paris a racheté l'immeuble avec l'intention d'y construire des logements sociaux.
Le ministère de la Crise du logement vit-il ses dernières heures? La ville de Paris et le gouvernement vont-ils enfin réussir à se débarasser de ce
squat situé
rue dela Banque à
Paris (IIème), à deux pas de la Bourse, ouvert sous les projecteurs des médias par les associations
Droit au logement (DAL) et
Jeudi noir en octobre 2006 pour mettre en lumière la question du mal-logement?
A en croire les réactions des associations de mal-logés à la politique menée par la ministre du Logement, Chrisitne Boutin, ce n'est pas pour tout de suite.
Pourtant, les 210 familles qui campaient au pied de l'immeuble depuis le 14 décembre 2008 ont levé le camp mercredi 25 mars au soir, suite à
un accord signé entre la délégation
du Dal et du Comité des sans-logis et le directeur de cabinet de Christine Boutin.
Depuis la réinstallation du campement décembre 2008, les familles et leurs soutiens se réunissaient tous les dimanches en bas de l'immeuble pour manifester leur
mécontentement. Photos: Elsa Nathan (c)
Onze ménages
sans-abris se sont vu proposé un hébergement en hôtel. Les quelque 200 autres familles n'ont pas à proprement parler de "vrais logements" mais bénéficient tout même
d'hébergements dans des taudis ou chez des marchands de sommeil dans des conditions très précaires.
L'accord prévoit que le ministère du logement proposera un relogement à toutes familles sur la base d'un échéancier de 15 à 30 propositions par mois. "
D'ici début 2010, toutes les familles
devraient être relogées", estime Jean-Baptiste Eyraud, président du Dal.
La fin de la rue de la Banque? Peut-être. Puisque Paris Habitat, l'organisme HLM de la ville de Paris, a racheté l'immeuble qui abrite le siège social du DAL. L'organisme voudrait y construire 21
logements sociaux.
"
On partira quand la ville de Paris relogera le Dal, explique Jean-Baptiste Eyraud.
Nous avons passé un accord avec Delanoë [le maire de Paris] en 2008]".
Mais pour l'instant l'association a refusé toutes les propositions, sous prétexte que les loyers sont trop élevés: "
On ne veut pas payer un loyer au prix du marché avec l'aide des subventions
de la ville. Dans nos statuts, on précise bien que l'association est indépendante de toute institution," insiste le président du Dal.
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